Lost in translation

Tony Wilson
Boughton Law
One might be tempted to argue that the most important Canadian news story of the past two months was federal NDP Leader Thomas Mulcair badmouthing Western Canada in general (and the Alberta oilsands in particular) for raising the value of the Canadian dollar at the expense of all those (unionized) manufacturing jobs in Ontario and Quebec.
Like a disapproving parent scolding his more successful daughter for being wealthier than his other children (even though she’s sending money home to help support her older brothers still living on the couch in the basement), it was fascinating to hear him pit one part of the Canadian family against another other, ignoring the fact that Western Canada’s petroleum and natural gas wealth helps to underwrite the social programs Canadians hold sacred.

My Alberta colleagues tell me that if the federal government Mulcair hopes to one day lead, ever meddles with Alberta’s oil wealth again, Alberta would hold a sovereignty referendum so fast, it would make his head spin.

My advice to him? Don’t piss off Western Canada, Tom. The West and its oil wealth helps to subsidize your salary, your cushy MP’s pension, and the social safety net relied on by your party’s constituents. It’s not the Dutch disease, Tom. Western Canada’s oil and natural gas industry helps prevent the “Greek disease.”

But I digress.

The bigger story of the past two months has been the plight of the Quebec university students, who pay the cheapest tuition in North America. They are being asked to pay an additional $300 each year for their post-secondary education over the next five years. Depending on the day, they are either protesting, demonstrating, rioting, throwing smoke bombs into metro stations, breaking shop windows, disrupting Canadian Formula One events, or taking their clothes off in public (although from what I’ve seen, maybe they should leave them on).

Although it’s easy for those of us in English-speaking Canada to harshly judge the Quebec students, I propose to be more conciliatory. I was once a student politician and I understand the pressures faced by university students. Whether it’s the cost of getting an education, or the uncertainty of getting a job after they’ve obtained their degrees, its important that their voices be heard.

So in the spirit of standing together and understanding together, I will express the same comments in both official languages. As I’m from B.C., my French isn’t that precise, so please excuse any errors in translation.

English: Don’t be too quick to judge the Quebec students. They feel alienated from the political process and are simply adopting the tactics that others alienated from the political process use, particularly in France and other parts of Europe.

Français: Ces enfants-rois passeront leurs vies à recevoir sans ne jamais rien donner en retour. Il y a longtemps que je sais qu’il ne faudra pas compter sur eux pour changer ma couche, même s’ils se spécialisent actuellement pour brasser ce qui normalement s’y retrouve. Comme les Grecs, ils organisent des émeutes, brisent des vitrines, et intimident tous ceux qui s’opposent à eux, dont leurs propres collègues qui ne partagent pas leur avis. À défaut de vouloir étudier qu’ils aillent travailler afin, tout comme moi, de payer des impôts qui serviront à instruire ceux qui veulent apprendre et qui sont prêts à payer le prix. Dès lors, ils comprendront la frustration de ceux à qui l’on demande de financer les frais de scolarité afin que ces chers étudiants puissent continuer à consommer leurs biens de luxe.

English: The way we should analyze the problem is from the perspective of “alienation.” Yes, it’s a Marxist analysis, but it’s a useful tool to examine social and political fractures in society. We need to make society more inclusive and equitable, and we do that through education.

Français: Le Marxisme est bien trop ordonné et structuré pour ces enfants-rois Ayatollahs. Ils sont foncièrement anarchistes, et leurs soi-disant porte-paroles ne cherchent rien de mieux que de se faire une réputation en apparaissant jour après jour à la télé afin de se positionner dans leurs éventuelles carrières politiques. Le gouvernement du Québec tente de gouverner pour le bien de tous les Québécois alors qu’une poignée de dirigeants des mouvements étudiants ne cherchent qu’à leur bien-être personnel. Quels hôpitaux devrons-nous fermer pour donner aux étudiants ce qu’ils exigent? Rien ne se perd, rien ne se créé, et l’argent ne pousse pas dans les arbres. Si les demandes formulées par les étudiants ne sont pas rencontrées, ces derniers préfèrent détruire la société qui les porte à bout de bras sans même comprendre qu’un tel geste est suicidaire. Le désir de vouloir prendre avantage de tous les bénéfices sociaux que l’argent des autres peut leur procurer les conduit tout droit vers le modèle Grec. Eh bien les amis, le modèle Grec a échoué et, si vos profs sont intelligents, ils vont vous faire échouer eux aussi (s’ils vous revoient un jour).

English: Quebeckers already pay the highest taxes in Canada and it’s reasonable for them to expect that higher taxes will underwrite lower tuition.

Français: Quel merdier! Les frais de scolarité au Québec sont les plus bas en Amérique du nord. Les étudiants défraient 12 pour cent du coût de leur enseignement et certains d’entre eux voudraient réduire cette participation à zero pour cent, ou encore mieux, être payés pour étudier. Le contribuable Québécois défraie une moyenne annuelle de 12 000$ par étudiant. Si ces étudiants ne sont pas disposés à payer une juste part des coûts reliés à l’obtention d’un diplôme, c’est qu’ils n’ont probablement pas besoin d’un tel diplôme. Est-ce que quelqu’un peut expliquer aux étudiants que rien n’est gratuit dans la vie et qu’ils ont un choix à faire. À défaut de revenus suffisants pour payer vos frais de scolarité, veuillez chers étudiants diminuer le volume de courriels entrants illimités sur vos appareils iPhone et autres gadgets de luxe ou trouvez-vous un travail à temps partiel comme j’ai eu à le faire pour payer vos études. Bref, grouillez-vous.

English: The escalating violence is unfortunate, but a political solution will be reached.

Français: La primauté des lois doit être respectée. Si vous n’aimez pas une loi ou une politique de votre gouvernement, exercer vos droits de citoyens devant les tribunaux ou allez aux urnes. La violence dans la rue, les menaces, et l’intimidation jumelées aux actes de vandalisme comme lancer des bombes fumigènes dans le métro et fracasser des vitrines devraient être traités aussi sévèrement que n’importe quel autre crime de la même nature. Ce n’est pas parce que l’on est étudiant et contre le système politique que l’on peut bénéficier de la clémence de la cour lorsque l’on décide d’encourager la désobéissance civile.

Après tout, en prison, les cours de formation professionnelle sont gratuits!!!

I hope my translation into French was fully understood.

Recent articles & video

BC Court of Appeal overturns ruling requiring disclosure of privileged information on birth alerts

Ontario Superior Court finds Ottawa negligent in response to Uber's entry, damaging taxi industry

BC Supreme Court upholds drivers' liability in car crash injuring cyclist

Ontario Superior Court orders child's return from Alberta in custody dispute

Alberta court rules expert evidence inadmissible following settlement in medical negligence case

New metric developed to assess socioeconomic challenges of US law school applicants

Most Read Articles

Alberta court refuses to stay bankruptcy proceedings in favour of family law proceedings

New CRA audit powers proposed in federal budget raise uncertainty, say Davies tax lawyers

Mergers and acquisitions in the AI space need unique due diligence considerations: Dentons lawyers

Poilievre's plan to trample Charter rights won't stop at tough-on-crime measures